La recherche du bonheur se fait parfois si pressante, si autoritaire qu’elle nous brouille la vue et nous empêche de voir les choses simples. Une journée contient tant d’instants délicieux. Le bonheur à portée de main, sans chercher midi à quatorze heures, ni une herbe plus verte ailleurs ou des châteaux en Espagne ! Le texte ci-dessous nous rappelle évidemment le livre pour enfants d’Elisabeth Brami, « Les Petits Riens qui font du bien et qui ne coûtent rien », inventaire de bonheurs simples et joyeux.

« Le bonheur, c’est tout petit »… Si Maurice Carême est sans doute l’auteur de ce poème, il est parfois attribué à Mère Térésa ou à Saint-Exupéry. N’étant sûrs de rien, nous le laisserons donc sans signature et nous contenterons de la bienveillance de son message.

 

Le bonheur, c’est tout petit,
Si petit que parfois on ne le voit pas,
Alors on cherche, on cherche partout.

Il est là, dans l’arbre qui chante dans le vent,
L’oiseau le crie dans le ciel,
La rivière le murmure,
Le ruisseau le chuchote,
Le soleil, la goutte de pluie le disent.

Tu peux le voir là, dans le regard de l’enfant,
Le pain que l’on rompt et que l’on partage,
La main que l’on tend.

Le bonheur, c’est tout petit,
Si petit que parfois on ne le voit pas,

Et on le cherche dans le béton, l’acier,
La fortune,
Mais le bonheur n’y est pas,
Ni dans l’aisance ni dans le confort.

On veut se le construire mais il est là,
À côté de nous, et on passe sans le voir,
Car le bonheur est tout petit.

Il ne se cache pas,
C’est là son secret.
Il est là, près de nous.